[SAVE THE DATE] Ce que les indicateurs de publics font à la culture #2
07.12.2026 – 07.12.2026
start 9:30
Marseille, Friche la Belle de Mai
Le cycle de journées d’accélération propose des temps d'échange, de réflexion et de mutualisation autour des pratiques de connaissance, de mesure et d’évaluation des publics de la culture. Il réunit des représentants d’établissements culturels, des professionnels de l’ingénierie culturelle et des chercheurs en sciences sociales afin d’interroger la place (croissante ?) des données et des indicateurs dans les politiques et pratiques culturelles. Structuré en trois journées, le cycle explore la fabrication des indicateurs de publics, leurs usages et leurs effets sur les institutions culturelles et l’action publique, avant d’ouvrir un temps de discussion scientifique consacré aux processus de « mise en nombre » des publics de la culture.
#1 La fabrique des indicateurs de publics dans la culture, le 12 juin 2026 au MUCEM, Marseille
#2 Ce que les indicateurs de publics font à la culture, le 7 décembre 2026 à la Friche la Belle de Mai, Marseille
#3 Des données aux indicateurs, la mise en nombre des publics de la culture (avec appel à communications), juin 2027 (lieu à définir)
Journée d’accélération du projet THEMIS et du secteur Musée et patrimoines de l’ICCARE-LAB
Cycle « Quand les indicateurs entrent en scène : des données aux indicateurs, la mise en nombre des publics de la culture »
#2 Ce que les indicateurs de publics font à la culture
La deuxième journée, dans le même esprit d’ouverture et de rencontre que la première, vise à mieux comprendre comment les indicateurs de publics sont utilisés par les acteurs de la culture, ie. de quelle manière ? pour qui ? et dans quels buts ? Nous tenterons d’identifier les différents effets de ces indicateurs du côté des structures que ce soit sur la programmation artistique, le lien avec les publics (médiation, communication) ou leur gestion (direction, relations avec les institutions et les financeurs, affaires courantes). Nous ferons un travail analogue auprès des tutelles afin d’interroger la manière dont ces informations agissent sur l’action publique.
Ouverture prochaine des inscriptions
Le projet THEMIS
Repenser la démocratisation culturelle à l’ère des mutations sociales et technologiques en explorant les pratiques émergentes et les attentes diversifiées des publics — telle est l’ambition de THEMIS, qui rassemble chercheurs et professionnels pour analyser et anticiper les transformations des industries culturelles et créatives.
THEMIS se propose de repenser la démocratisation culturelle à l’aune des mutations profondes qui traversent les pratiques culturelles en France. Face à une hétérogénéité croissante des publics et à des enjeux de médiation, d’accès et d’engagement, le projet constitue un pôle de réflexion et d’expérimentation visant à comprendre et anticiper les évolutions des pratiques culturelles. En associant chercheurs, professionnels des ICC et acteurs de terrain, THEMIS explore les leviers de l’offre culturelle, de la communication, de la tarification et de la médiation, pour co-construire des analyses et des outils capables d’éclairer les pratiques actuelles et de guider les politiques culturelles de demain. À travers cette démarche, THEMIS ne se contente pas d’observer les transformations des publics : il expérimente des réponses innovantes et propose des scénarios prospectifs pour une culture plus accessible, inclusive et adaptée aux défis contemporains.
Le secteur Musées et patrimoines de l'ICCARE-LAB
Le patrimoine culturel renvoie à l’ensemble des choses que l’on estime collectivement devoir conserver. Le secteur « Musées et patrimoine » concerne donc l’ensemble des organisations, lieux, métiers, acteurs qui œuvrent à la conservation des patrimoines (matériel, naturel, immatériel, etc.) et à leur valorisation à destination des publics. Il couvre une variété d’institutions (musées, monuments, etc.) en terme de tailles, de modes de financement et de fonctionnement, mais aussi une diversité de pratiques professionnelles. Loin d’être figé, ce secteur s’étend continuellement notamment du fait d’un phénomène d’extension patrimoniale (des collections d’arts et monuments vers le patrimoine immatériel en passant par le patrimoine naturel et industriel). Il est depuis les années 80 profondément transformé par l’intégration de pratiques et d’acteurs liés à l’informatisation et la numérisation.
Dans le cadre du PEPR ICCARE, il s’agit de mettre en réseaux des chercheurs et des recherches pour penser collectivement les implications de l’informatisation et de la numérisation dans ce secteur à différents niveaux : que ce soit la conservation, la restauration, les recherches archéologiques et des sciences historiques, les pratiques documentaires, qu’au niveau de la mise en exposition, des médiations culturelles et des valorisations des patrimoines et/ou collections muséales (c'est-à-dire des modalités de présentations en direction des publics). L’attention est également portée sur le fonctionnement des institutions patrimoniales (dont muséales) et les transformations professionnelles, politiques, sociales et économiques liées à ce mouvement de numérisation. S’ouvrant vers une réflexivité plus grande, la place des recherches et des chercheurs dans ce domaine, tout comme les préoccupations contemporaines des acteurs des patrimoines et de l’institution muséale (restitution, écologie, etc.), auront à cœur d'être intégrées.