Lancement du projet HARMONIE
04.03.2025 – 04.03.2025
start 9:30
Marseille, Friche la Belle de Mai
Le 4 mars 2025, le projet HARMONIE a officiellement été lancé à la Friche la Belle de Mai, lieu phare de la scène culturelle marseillaise. Une centaine de chercheurs, artistes, professionnels de la culture ou simples amateurs étaient au rendez-vous, invités par le comité de direction du projet : Richard Kronland-Martinet (CNRS), Mitsuko Aramaki (CNRS), Christine Esclapez (AMU) et Sølvi Ystad (CNRS) — tous membres du laboratoire PRISM (UMR 7061). À l’instar des autres projets thématiques inscrits dans le PEPR ICCARE, HARMONIE cherche à provoquer de vraies rencontres entre le monde scientifique et celui des arts et de la culture — un dialogue d’autant plus nécessaire à l’heure où l’intelligence artificielle et les technologies immersives s’invitent dans un nombre grandissant de pratiques créatives.
Pas question ici de rester dans l’abstrait. La journée a proposé une plongée critique et sensible dans la notion même d’immersion, admirablement conduite par Adrien Cornelissen, journaliste spécialisé en nouvelles technologies. Après les dis-cours de lancement officiel du projet, la table ronde « Immersion, j’écris ton nom » a posé les bases d’une première réflexion. Marie Point (PXN/Dark Eu-phoria), Claire Chatelet (université Paul Valéry Montpellier 3), Jean-Marie Dallet (École des Arts de la Sorbonne, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Charles Ayats (artiste et designer) ont interrogé ensemble le mot « im-mersif » — si souvent utilisé qu’on en oublierait presque ce qu’il veut dire.
L’après-midi a fait place à l’expérimentation, dans tous les sens du terme. Le collectif deletere a orchestré un parcours d’œuvres immersives mêlant arts, IA et technologies de pointe. Au programme #ALPHALOOP (Adelin Schweitzer), Transvision (Lucien Gaudion et Gaëtan Parseihian), EVENT by ELEVEN (n+n Corsino), HITar (Andrea Martelloni) et Wonderland (collectif deletere). Casques VR, son spatialisé, IA générative, etc., chaque installation invitait à vivre une immersion physique, sensorielle, parfois déroutante mais toujours stimulante. En bonus, chaque œuvre était accompagnée d’un atelier de médiation, pour discuter, réagir, questionner collectivement ce qu’on venait de vivre. Toutes ces impressions ont été recueillies par Christine Esclapez ainsi que par les doctorantes Agathe Mangialomini et Mélanie Egger. Elles seront bientôt disponibles en ligne sur le site internet du programme.
En conclusion, une journée foisonnante, remuante, qui a planté le décor d’un projet ambitieux. L’immersion, on croyait savoir ce que c’était… Maintenant, on doute, on s’interroge — et c’est très bien comme ça. Parce que si le monde change, mieux vaut garder les yeux (et les oreilles) grands ouverts.