Journée d’accélération #1 du secteur Données et métadonnées
26.11.2026
Bordeaux, Pôle juridique et judiciaire (Campus Pey Berland, UB)
Journée d'accélération #1 du secteur Données et métadonnées de l'ICCARE-LAB
Stéréoscopie et spectacle vivant : en quête d’espace(s)
La journée a pour thématique l’interrelation entre stéréoscopie et spectacle vivant, du XIXe siècle à aujourd’hui, de la création à la transmission, de la captation à la conservation.
Elle est à l’initiative de deux partenaires. Le CLEM via Le STEREOPOLE, association d’intérêt public, accueillie à la Maison des Sciences de l’Homme, Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans la collecte et indexation des photographies stéréoscopiques historiques et la plateforme ARCHEOVISION du laboratoire Archéosciences Bordeaux et de l’Université de Bordeaux, spécialisée dans les applications numériques au patrimoine culturel, et notamment la gestion, documentation et pérennisation des bases de données en humanités numériques.
L’objectif est de tirer les enseignements d’expériences abouties : pour garder des traces du spectacle vivant à partir de la stéréoscopie et au-delà et pour construire à partir de ces images numérisées de nouveaux partenariats et projets entre recherche et culture.
Inscription
Formulaire d'inscription
Programme
8h30-9h
ACCUEIL
9h-9h10
MOTS D’OUVERTURE
XAVIER GRANIER (Université Paris Saclay, IOGS)
JEAN-FRANÇOIS SIBERS (CLEM STÉRÉO)
HYACINTHE BELLIOT (CNRS)
9h10-12h30
DIAGONALE DE L’IMMERSION
Animée par JEAN-FRANÇOIS SIBERS (CLEM)
9h10-11h
THÉÂTRES PARISIENS 1850-1900 : L’IMMERSION PAR ET DANS LA PHOTOGRAPHIE
DENIS PELLERIN (Brian May Archive of Stereoscopy)
Théâtre et photographie stéréoscopique de 1852 à 1884
Quand les “stéréoscopistes” du XIXe siècle voulaient représenter quelque chose qu’ils ne pouvaient – pour des raisons techniques ou autres – capturer en direct, ils recouraient à la prise de vues en studio ou à l’utilisation de modèles en argile. Pendant des années, en raison des longueurs d’exposition et du faible éclairage des théâtres, il leur fut impossible de fixer sur leurs plaques les représentations théâtrales les plus populaires. Ils durent donc photographier en studio les acteurs dans leurs costumes de scène ou imaginer des saynètes de carton, tissu et argile pour reconstituer les moments les plus marquantes des pièces, opéras et opérettes qui faisaient les délices du public. C’est ainsi que sont nées ces séries, si précieuses pour l’historien, connues sous les noms de “Les Théâtres de Paris” et “Actualités théâtrales” dont Denis Pellerin, de la Brian May Archive of Stereoscopy, va vous conter l’histoire et vous présenter les auteurs, à partir des négatifs du fonds Ganne conservés au Centre des Monuments Nationaux (CMN).
ARNAUD RYKNER (Sorbonne Nouvelle, IUF)
Un théâtre immersif ? Le stéréoscope au service de la photographie de théâtre au XIXe siècle
Un quart de siècle avant le perfectionnement de procédés permettant l’invention d’une véritable photographie de spectacle (photos de scène prises dans les théâtres-mêmes), les séries stéréoscopiques de Lamiche, Marinier et Block proposent un dispositif doublement intéressant : leurs modelages imitant les grandes scènes des spectacles les plus populaires de leur temps non seulement pallient l’impossibilité de prendre des photographies dans les théâtres, mais également inventent une pratique immersive qui, par son pouvoir imaginaire, survivra avec la diffusion massive des clichés de Paul Boyer ou Henri Mairet à partir des années 1890, tout en en exploitant le réalisme proprement photographique. C’est ce continuum qu’il s’agira d’étudier. »
FRANÇOIS GARNIER (École des arts décoratifs de Paris, EnsadLab, Spatial Media)
Liens phénoménologiques et esthétiques entre immersion numérique et arts vivants
En nous appuyant sur des expériences de mise en scène, comme la captation stéréoscopique des chorégraphies du film PINA de Wim Wenders (2010), ou les recherches actuelles sur les nouvelles formes de médiations spatiales, nous explorerons les liens phénoménologiques et esthétiques qui relient l’immersion numérique aux arts vivants.
11h-11h15
PAUSE
11h15-12h30
IMMERSION ET CRÉATION CONTEMPORAINE
ESTELLE DOUDET (Université de Lausanne) et FRANÇOIS DANIEL (Archeovision Prod.)
L’utilisation de la VR depuis 2026 dans la recréation universitaire des origines du théâtre en Suisse (15e-16e s.)
Expérimentation de jeu théâtral en environnement numérique dans une formation à la recherche-création, en collaboration avec des professionnels de la scène contemporaine. Coopération entre L'Atelier de recherche créative en histoire des arts du spectacle (ARCHAS-UNIL) et Archéovision production pour la modélisation en 3D
PATRICK LAFFONT DE LOJO (ENSAD, UBM, Artes)
Ce que la 3D oblige le théâtre à déclarer
Je partirai de mes propres chantiers Je modélise en trois dimensions pour travailler : adapter une scénographie d'une salle à l'autre, éprouver ce qu'on verra depuis chaque place. C'est l'exigence de la 3D : elle ne tolère pas l'à-peu-près, il faut déclarer ce qu'on sait, ce qu'on déduit et ce qu'on ignore. Or les documents du spectacle vivant décrivent le plateau et taisent la salle.
12h30-13h30
DÉJEUNER
14h-18h
RENCONTRES entre RECHERCHE/ENTREPRISES/CULTURE VERS DE NOUVEAUX PROJETS
14h-15h45
DONNÉES, MÉTADONNÉES, BASES DE DONNÉES
DEUX CHAÎNES DE TRAITEMENT 3D : COLLECTE, BASES DE DONNÉES, CONSERVATION, RÉUTILISATION (NOTION DE CHAÎNE, MAILLONS FORTS OU FAIBLES)
Animée par XAVIER GRANIER (Université Paris Saclay, IOGS)
Avec CATHERINE CARPONSIN (CLEM), FRANÇOIS SERRE (Magelis, Association « Prenez du relief ») et SARAH TOURNON-VALIENTE (CNRS, ArchéoGRID)
La base de données des photographies stéréoscopiques anciennes
CATHERINE CARPONSIN (CLEM)
L'indexation fine : le chaînon manquant pour les photographies stéréoscopiques
Pour documenter un fonds de photographies stéréoscopiques (1850-1960), nous avons identifié l’indexation fine comme le maillon faible de la chaîne numérisation-saisie-indexation-conservation-édition. La Stéréothèque, notre projet de bibliothèque mondiale de photographies stéréoscopiques, s’efforce de combler ce vide avec des thésaurus spécialisés (alignés à l’international) implémentés dans OpenTheso (SKOS). Ces outils permettent des recherches thématiques précises. Une indexation rigoureuse est indispensable pour rendre ce patrimoine exploitable scientifiquement et garantir l’interopérabilité des bases de données.
et SARAH TOURNON-VALIENTE (CNRS, ArchéoGRID)
Pérenniser les données demande à respecter un certain de principes, notamment ceux regroupés dans l’acronyme FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Ces principes guident la mise en place de La Stéréothèque, mais aussi d’autres plateformes comme le conservatoire national des données 3D.
FRANÇOIS SERRE (Magelis, Association « Prenez du relief »)
Courant 3D et la conservation des captations de spectacles en relief
Quels sont les marqueurs de quatorze années de compétition internationale de courts métrages en stéréoscopie 3D du festival Courant3D, plus particulièrement dans le domaine de la captation des espaces scéniques ? Cette réflexion propose également d’aborder les évolutions actuelles des productions cinématographiques et audiovisuelles stéréoscopiques, notamment à travers l’intégration des intelligences artificielles
15h45-16h
PAUSE
16h-18h
À NOUVEAUX VECTEURS, NOUVEAUX USAGES… : 3D CONVERSION NUMÉRIQUE, ÉDITION, DIFFUSION, LECTURES
Animée par CHARLES-ALEXANDRE DELESTAGE (Université Bordeaux Montaigne)
Avec JESSICA DE BIDERAN (Université Bordeaux Montaigne), NICHOLAS ROUTHIER (CubicSpace)
et LAURE VALLETTE (Bordeaux Patrimoine Mondial)
NICHOLAS ROUTHIER (CubicSpace)
Revaloriser le patrimoine en relief à l’âge de l’informatique spatiale
« Les technologies numériques permettent aujourd’hui non seulement de préserver et rendre accessibles les collections de photographies stéréoscopiques historiques, mais aussi d’en renouveler profondément l’expérience. Le traitement des images permet de corriger certaines imperfections géométriques et d’offrir une expérience 3D naturelle et confortable. De l’anaglyphe aux écrans 3D sans lunettes, aux casques XR et à CubicScreen sur iPhone, l’informatique spatiale permet désormais de prolonger et d’enrichir l’expérience stéréoscopique historique avec de nouvelles possibilités d’exploration et d’interaction. »
JESSICA DE BIDERAN (UBM)
L'immersion, les ICC et l'élargissement des "mondes du patrimoine" au-delà des acteurs traditionnels et étatiques ou publics. La question des récits véhiculés et des réappropriations des discours
LAURE VALLETTE (Bordeaux Patrimoine Mondial)
Images et médiation : limites, contraintes et perspectives
20h-23h
CONFÉRENCE ET PROJECTION EN 3D
DENIS PELLERIN (Brian May Archive of Stereoscopy)
Diableries : aventures stéréoscopiques en enfer
Saynètes satiriques en relief de la vie sociale dans la seconde moitié du XIXe siècle
(Entrée libre dans la limite des places disponibles)